mercredi 16 novembre 2016

Trois nouvelles notes de lecture sur Roger Giroux :

Siegfried Plümper-Hüttenbrink à propos de Lieu-Je dans CCP : 

Didier Cahen à propos de L’arbre le temps sur Poezibao : 
http://poezibao.typepad.com/files/didier-cahen-roger-giroux-larbre-le-temps.pdf 

Jacques Barbaut à propos de L’arbre le temps sur Sitaudis :
http://www.sitaudis.fr/Parutions/l-arbre-le-temps-de-roger-giroux.php 

A noter également, la lecture de Martin Richet et Emmanuel Fournier au Comptoir des mots le 22 novembre à 20h --"La forme des pensées"-- à l’occasion de la parution en avant-première de leur livre dans la collection agrafée : De l’âme et La Comédie des noms



Ces deux livres seront mis en place en librairie début janvier 2017, en même temps que le numéro 11 de K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. en cours de composition actuellement. 

http://www.librest.com/nos-rendez-vous/22-novembre-2016/2331-la-forme-des-pensees--rencontre-avec-martin-richet-et-emmanuel-fournier?librest=true

lundi 7 novembre 2016

Mise à jour.




Le site de la maison d'édition est à jour : http://www.ericpestyediteur.com/
La mise en place de L'arbre le temps en librairie est en cours.
On lira le beau texte qu'Anne Malaprade consacre à la publication sur Poezibao : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2016/10/note-de-lecture-roger-giroux-larbre-le-temps-par-anne-malaprade.html
Ainsi que les notes de lecture de Jacques Lèbre dans le numéro 1051-1052 de la Revue Europe (sur Ecritures de Roger Laporte puis Lieu-Je et Lettre de Roger Giroux).

jeudi 27 octobre 2016

ROGER GIROUX (1925-1974)

Roger Giroux remet le manuscrit de L’arbre le temps à Jean Paulhan qui le destine à sa collection « Métamorphoses », finalement au Mercure de France. Le livre paraît en 1964 couronné par le prix Max-Jacob.

Le travail d’écriture commence en août 1949 – il affronte le silence, l’effacement, l’absence – le livre comme interdit que la mère impose à la mort de son premier fils – le choix d’une abstraction presque graphique, comme héritage complexe de l’Ecole lyonnaise, Maurice Scève et l’alexandrin. La première séquence « Retrouver la parole » paraît en prose dans le numéro 1 et unique de la revue de Maurice Roche Eléments (janvier 1951).

Au-delà de L’arbre le temps, le travail d’écriture se poursuit grâce au soutien inconditionnel de la revue Fragment 1, 2, 3 jusqu’à sa mort. En effet, la parole peu à peu se matérialise pour offrir un théâtre fait de langage et de signes – lequel doit révéler l’Introuvable qui n’est pas seulement à lire mais à voir. C’est Poème qui paraît en 2007 au Théâtre Typographique et Journal d’un Poème publié en 2011 chez Eric Pesty Editeur.

Entre temps le Mercure de France, en 1979, réédite L’arbre le temps, suivi de Lieu-Je et de Lettre.

Jean Daive. 


dimanche 11 septembre 2016

Six dizains de Maurice Scève extraits de la Délie (Mercure de France 1974, édition de Pascal Quignard)

... Pour accompagner les derniers moments de l'impression de L'arbre le temps de Roger Giroux :

VI

Libre vivois en l'Avril de mon aage,
De cure exempt soubz celle adolescence,
Ou l'oeil, encor non expert de dommage,
Se veit surpris de la doulce presence,
Qui par sa haulte, et divine excellence
M'estonna l'Ame, et le sens tellement,
Que de ses yeulx l'archier tout bellement
Ma liberté luy à toute asservie :
Et des ce jour continuellement
En sa beaulté gist ma mort, et ma vie.


XXII 

Comme Hecaté tu me feras errer
Et vif, et mort cent ans parmy les Umbres :
Comme Diane au Ciel me resserrer,
D'ou descendis en ces mortelz encombres :
Comme regnante aux infernalles umbres
Amoindriras, ou accroistras mes peines.
          Mais comme Lune infuse dans mes veines
Celle tu fus, es, et seras DELIE,
Qu'Amour à joinct a mes pensées vaines
Si fort, que Mort jamais ne l'en deslie.


CXLIV

En toy je vis, ou que tu sois absente :
En moy je meurs, ou que soye present.
Tant loing sois tu, tousjours tu es presente :
Pour pres que soye, encores suis je absent.
            Et si nature oultragée se sent
De me veoir vivre en toy trop plus, qu'en moy :
Le hault povoir, qui ouvrant sans esmoy,
Infuse l'ame en ce mien corps passible,
La prevoyant sans son essence en soy,
En toy l'estend, comme en son plus possible.


CCLXXXVIII

Plus je poursuis par le discours des yeulx
L'art, et la main de telle pourtraicture,
Et plus j'admire, et adore les Cieulx
Accomplissantz si belle Creature,
Dont le parfaict de sa lineature
M'esmeult le sens, et l'imaginative :
Et la couleur du vif imitative
Me brule, et ard jusques a l'esprit rendre.
           Que deviendroys je en la voyant lors vive ?
Certainement je tumberois en cendre.


CCCLXII

Ne du passé la recente memoyre,
Ne du present la congneue evidence,
Et du futur, aulcunesfoys notoyre,
Ne peult en moy la sage providence :
Car sur ma foy la paour fait residence,
Paour, qu'on ne peult pour vice improperer.
            Car quand mon coeur pour vouloir prosperer
Sur l'incertain d'ouy, et non se boute,
Tousjours espere : et le trop esperer
M'esmeult souvent le vacciller du doubte.


CCCCXXI

Voulant je veulx, que mon si hault vouloir
De son bas vol s'estende a la vollée,
Ou ce mien vueil ne peut en rien valoir,
Ne la pensée, ainsi comme avolée,
Craingnant qu'en fin Fortune l'esvolée
Avec Amour pareillement volage
Vueillent voler le sens, et le fol aage,
Qui s'envolantz avec ma destinée,
Ne soubstrairont l'espoir, qui me soulage
Ma volenté sainctement obstinée.



mercredi 3 août 2016

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. 10

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. 10 est sorti des presses ces semaines dernières. Les abonnés recevront leur exemplaire dans le courant du mois d'août. Le numéro sera mis en place en libraire début septembre.



L'arbre le temps de Roger Giroux est en cours de composition. Ci-dessous les premières épreuves de relecture.




"Pathosformel du fantôme" de Jean-Michel Rabaté dans Mütze #12, Urs Engeler, 2016



https://muetzen.wordpress.com/2016/07/30/jean-michel-rabate-pathosformel-des-phantoms/